Le Togo est l’un des pays de la sous-région ouest-africaine où la majeur partie des jeunes diplômés vivent sous le joug du chômage, du sous-emploi et de la misère abiante. Le régime togolais a instauré une dictature totalitaire depuis plus de cinquante (50) ans avec la corruption et des affaires quotidiennes de détournement de deniers publics. Il trouve un nouveau vice: « le cumul des postes » pourtant interdit par l’article 76 de la constitution togolaise. << … Les fonctions du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentant professionnel à caractère national et tout emploi privé ou public, civil ou militaire ou de toute autre activité professionnelle >>.

Les cas de cumul sont légions sous le gouvernement de Tomégah-Dogbé, celle qui demeure toujours la directrice de cabinet du chef de l’État avec ses 100 jours de prises de fonction qui sont un fiasco sanctionné par des arrestations d’hommes politiques et de journalistes, l’usage de la force publique à outrance.

Le professeur Dodzi Kokoroko, ministre des enseignements primaires, techniques et de l’artisanat est toujours président de l’université de Lomé, qui justifie le cumul en renvoyant aux écritures saintes parce que pour lui, il est question de compétences et de savoir faire comme Jésus était un homme à tout faire quand il était sur terre. La ministre du développement à la base, de l’emploi des jeunes et de la jeunesse, Myriam Dossou, garde toujours son poste de Directrice de l’INAM. Le professeur Adama Kpodar vice-président de l’université de Kara qui se plaint pour ses avantages que lui refusent le president de l’UK est parachuté à la tête de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA). La liste n’est pas exhaustive.

Face à cette situation, notamment l’article 76 de la constitution précitée, le garant de cette constitution, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé s’est engouffré dans un mutisme comme à son habitude au mépris des plus de 70% de togolais qui selon la cour constitutionnelle auraient voté pour lui. La gestion des affaires de l’Etat doit se faire avec le respect des textes qui regissent la cité.
L’État de droit tant vanté par les pontes du régime ne saurait se soustraire du respect de la loi fondamentale.

C’est le lieu d’interpeller le Président de la République sur la nécessité de remedier à cet énième bafouement de la constitution.

I228 célèbre JULIANO - AVOUNDÉ

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