L’Assemblée Nationale togolaise a voté le lundi 29 juin 2020, un projet de loi portant autorisation d’ouverture totale ou partielle du capital de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT). N’est ce pas une nouvelle privatisation de trop ?

D’après nos recoupements, les députés ne maîtrisent pas trop le fond du dossier, notamment le cahier de charge, le capital du groupe OLAM à qui va revenir les 51% de l’action de la NSCT. Selon nos informations, c’est après cette approbation des élus, que le gouvernement va finaliser cette coopération avec le Groupe OLAM qui opérerait déjà dans le même domaine en Côte d’Ivoire.

Les questions comme: la procédure de l’appel d’offre s’il y a eu ? Ou les sociétés soumissionnaires? Les critères qui ont permis de sélectionner ce groupe ? ne trouvent pas pour le moment de réponses.

Qu’on s’en souvienne il y’a quelques années, la privatisation de la CEET devenue Togo Électricité à Contour Global en passant par les conflits d’intérêts nés de la cession de la manutention du Port Autonome de Lomé entre Jacques Dupuy Dobi et Bolloré, qui ont lamentablement échoué avec à la clé des procès au tribunal international du commerce perdus par le Togo au coût de milliards. L’hôtel Sarakawa a fait l’objet de bradage par l’État togolais au groupe français Accor qui devrait apporter un nouveau visage à cet hôtel de référence en bordure de mer, mais qui pas pour longtemps a été délaissé en état de décadence sans excédant. Le cas récent de la société Togocom vendu à un groupe Malgache qui sert une piètre prestation de service avec une connexion internet en mode tortue, des vols abusés de crédits de communication des abonnés et des problèmes de maintenance sans solutions adéquates finira bientôt par revenir de nouveau aux mains de l’État togolais.

Aux vues de tout ceci, il est question de constater que tous ces bradages n’apportent aucun intérêt à l’Etat Togolais si ce n’est le vol organisé, la dilapidation des milliards sous le dos du contribuable togolais.

Espérons vivement que ce dernier bradage de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo porte ses fruits et non de servir de nouveau à l’installation sur le territoire d’une bande organisée qui serait prête pour assouvir leurs intérêts personnels et non le bien des populations togolaises.

Géoffroy AYEKE

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